dimanche 4 octobre 2009

Les déboires du Polisario



Après les rapports fustigeant l’attitude du Maroc au Sahara à l’égard des droits humains, c’est au tour du Polisario d’être en mauvaise posture. Le Front séparatiste fait face ces dernières semaines à plusieurs scandales, qui remettent en question toute les “victoires” diplomatique qu’il a accumulées ces derniers mois.

Procédure pour génocide

Le premier souci du Polisario est d’ordre judiciaire. Le 12 juin dernier, un tribunal de Madrid a déterré une procédure judiciaire pour “génocide” datant de décembre 2007, et qui fait suite à une plainte de l'Association sahraouie de défense des droits de l'homme (ASADEDH). Résultat : d’éventuel mandats d’arrêt internationaux pèsent sur 27 dirigeants du Polisario, dont le ministre de la défense du Front, Mohamed Lamine Bouhalli et l’ambassadeur Brahim Ghali, qui a dû quitter illico Madrid pour être nommé à Alger.

Le tribunal espagnol a décidé de délivrer une commission rogatoire pour enquêter auprès des autorités algériennes.
Cette tempête juridique à peine déclenchée, voici que le Front fait face à une attaque politique.
Le courant dissident Khat Achahid a publié un communiqué virulent contre le Front à l’occasion de la commémoration du 32ème anniversaire du décès d’El Ouali Mustapha Sayed, fondateur du Polisario.

Khat Achahid accuse les dirigeants du Polisario de ne pas avoir de vision claire, ce qui ne peut qu’être utile “à la partie adverse (le Maroc, ndlr)”. Pour ces dissidents, le retour à la lutte armée brandi à chaque fois par le Front est “certes légitime, mais c’est une position qui manque de réalisme”. En dernier lieu, Khat Achahid rappelle que “ce n’est pas la première fois que des élections sont tenues au Sahara, contrairement à la propagande du Polisario”.

Comme si cela ne suffisait pas, un film documentaire est venu compliquer la situation du Polisario. Stolen, réalisé par les Australiens Violeta Ayala et Dan Fallshaw, et présenté au Festival de Sydney (du 3 au 14 juin) montre en images l’esclavagisme qui sévit dans les camps de Tindouf. L’ONG américaine Human Rights Watch (HRW) s’est même saisie du dossier et a conclu à l’existence de familles blanches qui “possèdent” et emploient des Sahraouis à la peau noire.

Publié, par  Med Talib

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